Analyse de site : risques naturels et climatiques du lieu
Un bâtiment reste soixante ans au même endroit. Les aléas auxquels cet endroit est exposé déterminent l’assurabilité, le coût d’entretien et, de plus en plus, le financement. La question n’est pas nouvelle ; ce qui est nouveau, c’est qu’il faut y répondre.
De quoi il s’agit
Pas d’une prévision météorologique, mais d’un classement : dans quelle mesure ce site est-il exposé par rapport à d’autres, et qu’en découle-t-il pour le bâtiment qui s’y trouve.
Les cinq aléas concernés
- Pluies intenses. Non pas le cours d’eau voisin, mais l’eau qui ne s’évacue pas. Concerne des sites sans aucune exposition aux crues.
- Inondation. La crue de rivière et la remontée de nappe sont deux questions distinctes appelant deux réponses distinctes.
- Chaleur. Plus déterminante pour l’exploitation que pour le gros œuvre : charge de refroidissement, confort, installations techniques.
- Tempête. Toiture, façade et tout ce qui y est fixé.
- Grêle. Le dommage le plus souvent sous-estimé, parce qu’il touche rarement la structure et presque toujours l’enveloppe.
Les cartes d’aléa publiques des Länder allemands répondent aux deux premiers pour la localisation. Ce qu’elles ne disent pas concerne le bâtiment : où se situe le niveau du terrain fini, où sont les soupiraux, comment la toiture s’évacue, à quelle hauteur se trouvent les installations.
Pourquoi les données du bâtiment en font partie
Une carte d’aléa connaît des mailles, pas des bâtiments. Elle indique qu’une zone est concernée — pas si l’ouverture par laquelle l’eau entrerait se situe vingt centimètres au-dessus de la cote de référence.
Or ces valeurs sont produites de toute façon lors d’un relevé : altitudes en DHHN2016, niveaux des ouvertures, géométrie de toiture, position des installations techniques. Le même relevé qui donne le modèle de terrain et de surface et l’orthophoto fournit aussi les valeurs sur lesquelles travaille une analyse de site. Aucune seconde visite n’est nécessaire.
Quand le besoin apparaît
- Audit d’acquisition, lorsque le risque entre dans le prix
- Obligations de reporting pour lesquelles les risques du site doivent être justifiés
- Échanges avec l’assureur après un sinistre ou avant une réévaluation
- Projet de rénovation, lorsque les mesures de protection doivent être conçues plutôt qu’ajoutées ensuite
Pour aller plus loin
- Modèle numérique de terrain – des altitudes comme mesure convenue, base de toute question d’eau
- Orthophoto – le site à l’échelle, vu du dessus
- Relevé par drone – l’acquisition dont les deux découlent
- Conseil DGNB – où les risques du site entrent dans la certification
- Géoréférencement – pourquoi le calage est ici indispensable