Mobile mapping ou scan laser terrestre ?

Le mobile mapping relève en marchant, avec un scanner laser porté sur le corps, et il est conçu pour la surface. Le scan laser terrestre mesure depuis des stations fixes sur trépied et il est conçu pour la précision. Dans la plupart des projets, les deux sont utilisés.

Depuis le trépied

Le scanner terrestre est posé, mesure, puis est déplacé. Cela prend du temps et fournit en contrepartie la plus grande précision. Le mobile mapping emprunte l’autre voie.

La différence en pratique

Le mobile mapping convient aux espaces intérieurs et aux grandes surfaces d’un seul tenant. L’opérateur traverse le bâtiment à pied ; il n’y a pas de stations, pas de balisage, et l’exploitation continue. Pour un carnet des locaux ou un relevé de données CAFM sur de nombreux niveaux, c’est la voie économique. Le résultat est dimensionnellement exact, à 2 à 3 cm près.

Le scan laser terrestre convient aux enveloppes de bâtiment, aux façades, aux structures porteuses et partout où la cote individuelle compte. Le scanner est fixe, chaque position est recalée. Ici, nous travaillons avec une précision infracentimétrique.

L’indication de précision dépend du procédé

C’est plus qu’une question de formulation. Promettre une précision millimétrique pour un relevé effectué en marchant, c’est promettre ce que le procédé ne permet pas. Nous séparons donc les indications : infracentimétrique pour l’acquisition terrestre, 2 à 3 cm pour le mobile mapping. Le procédé utilisé à chaque endroit est indiqué dans la documentation de livraison.

Comment les deux se combinent

Les deux jeux de données sont réunis via un canevas de contrôle commun. Le calage est établi par GNSS en ETRS89/DHHN2016 et est donc apte à un usage officiel – le relevé s’intègre ainsi dans les états de conception existants et dans les systèmes de référence officiels.

Pourquoi les précisions diffèrent

La différence ne tient pas à la technique de mesure, mais au fait que l’appareil soit immobile ou non. Un scanner terrestre mesure depuis une station fixe et connue – chaque point se rapporte à la même origine. C’est pourquoi nous y indiquons une précision infracentimétrique.

En mobile mapping, l’appareil se déplace, et sa propre position est calculée en continu pendant ce temps. De petites incertitudes sur cette trajectoire se répercutent sur chaque point mesuré. Le résultat est dimensionnellement exact, à 2 à 3 cm près, et pleinement utilisable pour les surfaces, les plans et les carnets des locaux – mais il n’atteint pas la précision du relevé stationnaire, et c’est pourquoi nous ne le présentons pas ainsi.

Ce que cela signifie pour le rendement

La différence de cadence est considérable, car dans le procédé stationnaire ce sont les changements de station qui donnent le rythme. Valeurs d’expérience validées pour le mobile mapping :

  • Surfaces logistiques et d’entrepôt : jusqu’à 15 000 mètres carrés par jour
  • Immeubles de bureaux : 3 000 à 6 000 mètres carrés par jour, selon le degré de cloisonnement du plan

L’écart dans les bureaux vient du nombre de pièces, pas de la surface : chaque porte est un arrêt, chaque couloir de bureaux individuels une boucle à part.

Quel procédé, quand

  • Terrestre, lorsqu’il y a préfabrication, raccordement à des installations techniques, documentation de déformations ou relevé d’un monument historique.
  • Mobile mapping, lorsque de nombreuses pièces sont relevées sur une grande surface : parcs de logements, immeubles de bureaux, cliniques, entrepôts, écoles.
  • Les deux, lorsqu’un bâtiment contient les deux – ce qui est le cas normal. L’enveloppe en terrestre, les intérieurs en marchant, calculés sur un canevas commun.

L’exploitation pèse souvent dans la décision

Dans une clinique, une production en cours ou un immeuble habité, la question du procédé est aussi celle du temps pendant lequel quelqu’un reste dans la pièce. Un trépied au milieu du couloir d’un service hospitalier, ce n’est pas la même chose que quelqu’un qui passe. Ce n’est pas un aspect secondaire, mais souvent la raison pour laquelle un projet voit le jour.

Questions fréquentes

Le mobile mapping est-il moins précis que le scan terrestre ?

Il est conçu autrement. Le mobile mapping fournit des résultats dimensionnellement exacts (2 à 3 cm) sur de grandes surfaces en peu de temps. Là où la cote individuelle compte – façade, structure, détail –, le scan est terrestre, et l’indication est alors infracentimétrique.

L'exploitation doit-elle être interrompue pour le relevé ?

En mobile mapping, en règle générale, non. L’acquisition se fait en marchant, sans trépied et sans balisage. Les stations terrestres ont besoin brièvement d’un champ de vision dégagé.

Peut-on combiner les deux dans un même projet ?

C’est le cas normal : les intérieurs en marchant, l’enveloppe et les zones de détail depuis le trépied. Les deux jeux de données sont réunis via un canevas de contrôle commun.